Pourquoi les Haters tueront le Metal

Cela fait quelques temps que les choses s’accélèrent à ce niveau et ça commence très sérieusement à me gonfler. Voici donc un petit billet d’humeur qui, s’il n’engage que son auteur, est certainement partagé par l’ensemble de l’équipe de KOTL et par toi, j’en suis sûr.

 

Le sujet ? Les Haters sont en train de pourrir le Metal.

Les Haters doivent se reproduire, car il y en a de plus en plus. Tu sais, ceux qui crachent sur tout, tout le temps. Aucun album n’est bien, aucun groupe n’assure… a part celui qui a sorti un pauvre EP il y a 10 ans, que personne ne connait et qui n’a rien fait depuis.
On tape sur la tronche de tout le monde, tout le temps. Évidemment les réseaux sociaux y sont pour beaucoup et l’engouement est tel qu’on en oublie l’adage important : Quand on a rien de bon à dire, on ferme sa g***le. 


Seulement voilà, si les premiers étaient amusant, les remarques agressives, gratuites et parfois franchement limites à plusieurs niveaux de métalleux anonymes (qui ne le sont pas, mais qui pensent être biens cachés derrière un pseudo) sont en train de littéralement pourrir le milieu.

Le Metal est affaire de goût

Avant toute chose, il est très important que ça rentre dans la petite tête de tout le monde. Le « c’est de la m*rde » ne devrait même pas exister. On aime ou on n’aime pas, point barre.
Or pour le hater toute la sphère Metal attendait son jugement, sa prise de position donnant le ton à tous les métalleux de France !


Imbécile, même le plus réputé des médias Metal n’a pas ce pouvoir.


Et pourtant le plus réputé des médias Metal a l’expérience, l’écoute active et des centaines de disques chroniqués derrière lui… En partant du principe que derrière la chronique se trouve quelqu’un qui prend cette fonction à cœur, ce qui n’est pas toujours le cas. 
Les haterz n’ont rien derrière eux, que le fait d’écouter des disques pompés sur le net, sans aucune analyse à part le binaire Bien/Pas bien.


Tout le monde peut le faire. Dis-moi ce que tu fais ou ce que tu écoutes, je te dirai pourquoi c’est de la m*rde. 

Les haters n’ont jamais rien fait dans la sphère Metal

C’est une grande vérité qu’il faut tout de suite intégrer. Non, ils n’ont jamais rien fait pour participer au monument Metal… Et on parle là de faire du Metal, pas une chronique. Comment le sait-on ? Parce que quelqu’un qui a déjà enregistré un album, bossé un set, fait quelques concerts, sait le travail incroyable que ça peut représenter.


Il sera donc immédiatement plus indulgent. Pardonnera l’erreur de parcours ou le pain à la guitare. Car même avec un travail acharné, on n’en est jamais à l’abri. 


Que chacun se le tienne pour dit : Faire du Metal et l’écouter, ça n’a rien à voir. On peut bosser pendant 10 ans dans un webzine, si on n’a pas sué 1H30 sur scène devant un public à faire bouger, on n’a qu’une vision partielle de ce que ça peut être.

 

Les Haters n'ont d'ailleurs qu'une expérience limitée. Rares sont ceux à avoir plus de 25 ans. Mais comme ils écoutent du Metal depuis 10 ans, ils estiment avoir des leçons à donner. Alors qu'au final la durée d'une expérience ne fait pas sa profondeur.


Bien sûr, il y a des haters qui ont un orteil dans le milieu. Ces derniers se sentent pousser des ailes et ce sont souvent les plus virulents. Ces derniers sont les pires de tous, car sous couvert d’une structure, ils détruisent de bonnes volontés décidées à faire avancer la cause.

Celui qui critique est-il plus crédible que celui qui encense ?

C’est une réalité pour encore beaucoup de gens. C’est à la fois idiot et complètement faux car celui qui critique, par définition, est un frein. On peut critiquer et proposer mieux ou différent à travers son travail. Mais c’est bien trop rare. Généralement, on critique… Et c’est tout.


Bizarrement, tout le monde se tait, comme si les arguments positifs avaient moins de valeur que les négatifs. Il y a une certaine peur derrière l'idée de vanter les mérites de quelque chose ou d'un groupe. Comme si celui qui critiquait avait forcément plus de légitimité. alors que c'est très souvent le contraire.

 

Un terme intéressant : Argument


Qui critique doit avoir des arguments ! Si on va plus loin que « je n’aime pas », il faut alors pouvoir argumenter. Et l’argument doit être concret, rationnel. Ce qui explique donc son inexistence dans les commentaires des Haters. Ils vont porter des attaques du type « riff de m*rde » ou « prod à ch*ier » mais ce ne sont pas des arguments. C’est creux, il n’y a rien derrière ça.

 

On peut également donner son avis, à ce moment là pas besoin d'arguments. Mais il faut alors veiller à commencer sa phrase par "Je pense que...". Ce qui n'arrive jamais, on est d'accord.

 

L'exercice est d'autant plus difficile qu'il s'agit de musique. A l'instar du "beau", c'est très subjectif.

Les conséquences de tout ça ?

Elles sont multiples. Mais la plus importante de toute est qu'à terme, cela va briser le milieu.


C'est à dire ? Et bien c'est simple, plus personne n'osera.


La créativité, l'originalité, toutes ces choses pourtant réclamées par les Haters eux-mêmes ne seront plus. On n'osera plus créer une émission Youtube sur le Metal, on n'osera plus fusionner le Metal avec un autre genre musical, on n'osera même plus faire un bon Thrash à l'ancienne, de peur de s'attirer les foudres d'une foule virtuelle qui n'est de toute façon satisfaite par rien et aura toujours quelque chose à vomir.


Attention je vous vois venir : Je ne dis pas qu’il faut applaudir à deux mains le groupe qui fait une redite de Motörhead peu inspirée, sans être en place et avec un son brouillon. Mais ce n’est pas parce qu’une formation n’écrit pas une page d’histoire du Metal qu’il faut le dénigrer pour autant ! Le travail se sent dans la musique, particulièrement dans le Metal.


Si travail il y a, le respect doit être au rendez-vous, qu’on aime ou pas. Et les vrais métalleux savent très bien considérer les bonnes choses qu'ils n'aiment pas... Comme de bonnes choses tout de même. 


par Wilhem

le 03/04/2015