Le Headbanging dans les règles de l'art

Tout savoir sur le Headbang dans le Metal


Après notre article sur le Pit vous présentant les différents plaisirs de la fosse, on s’attaque à un autre pilier de la culture Metal avec le Headbanging.


Absolument indissociable du concert Metal, le Headbanging (ou Headbang selon les humeurs) est plus subtil qu’il n’y parait au premier abord... Non, je déconne ! Toutefois, là où chacun n'y vit que du secouage de tête, il y a des variantes précises.

Des origines obscures

Contrairement au pogo, les origines du Headbang sont particulièrement floues. Il débarque dans les années 70, dans les concerts de Hard de l’époque. Mais il est fort difficile de l’associer directement à un groupe en particulier. Les Led Zep, Deep Purple et autres fleurons de la musique agressive de l’époque (oui on a fait du chemin) voyaient leur public le pratiquer, alors qu'eux ne se prêtaient que peu à l'exercice.

 

Notre théorie ?


Chez KOTL, on s'autorise à penser (oui, on prend des pincettes), que cela pourrait venir des guitaristes qui, entravés par leur instrument porté à l'épaule, ne pouvaient pas danser ou bouger leur corps en rythme... Ils secouaient donc principalement la tête.

Un membre de l'équipe, ancien batteur, a relever le fait que le batteur non plus ne pouvais pas bouger des masses, mais on lui a dit de la fermer.

Des variantes à gogo !

Si tu penses qu'il n'y a qu'une façon de faire (la tienne), tu te goures sacrément. Une bonne douzaine de variantes de headbang existent et des groupes s’en sont approprié certaines pour en faire une part de leur identité. Des styles sont même parfois directement rattachés à un genre musical.

 

Balayons-en quelques-uns :


  • Up and Down, c’est ainsi qu’on l’appelle sous sa forme classique. Il s’agit tout simplement de secouer la tête de bas en haut, en rythme (on y reviendra).
    Groupe pratiquant : Tout le monde, grosso modo


  • Le circular swing (ou moulin à vent ou hélicoptère) se fait en effectuant des mouvements circulaires.
    Groupe pratiquant : Cannibal Corpse, évidemment.


  • Le Side to Side se pratique en secouant la tête de côté.
    Groupe pratiquant : Slayer, Children of Bodom

 

  • Le Whiplash réside dans le fait de fouetter l’air avec ses cheveux. Attention à la nuque. Groupe pratiquant : Slipknot (qui pratique tout, ici Mike Thompson)


  • Le Hammer (ou Thor hammer) consiste dans le fait d’headbanger tout en frappant sa cuisse du poing. Oui, on ne le voit pas souvent.
    Groupe pratiquant : rares, le chanteur de Rammstein s'y prête parfois.


  • Le body Bang, comme son nom l’indique se réalise avec le corps tout entier dans une sorte de flexion/extension virile. Joli tableau.
    Groupe pratiquant : Pas des masses, faut dire que le style est tout de même moyen… Ah si, le Clown de Slipknot (Shawn Crahan).


  • Le Low Profile, pour les anciens. On agite doucement la tête dans un mouvement contenu, pour montrer - avec classe et discrétion - son consentement face à ce gros son qui déchire.
    Groupe pratiquant : Plutôt le public.

  • Le drunk style : On bouge la tête dans tous les sens, comme un type bourré cherchant à headbanger. Attention, si le type qui le fiat à côté de toi est vraiment bourré, tu vas être éclaboussé quand il va tout lâcher.
    Groupe pratiquant : Bonne question

Un peu de pratique

On peut les critiquer sur pas mal de points, mais à ce niveau Slipknot donne des leçons. On voit ici trois variantes, donc le whiplash effectué par Mike Thompson

Le bassiste d'Anthrax nous propose une démo de Side to side (à 0.59s).

Une démo de Circular Swing par le maître en la matière, le chanteur de Cannibal.

Toute une fosse qui headbang, vu de la scène c'est vrai que ça le fait.


Une vidéo présentant tous les différents styles de Headbang et il y en a une flopée. Un poil kitch, mais intéressant tout de même.

Fais ça en rythme bon sang !

On préfère le rappeler car on voir encore des touristes qui s’agitent n’importe comment. A se demander s’ils ne sont pas en pleine crise d’épilepsie.

Le Headbang n’a de raison et de style que s’il est fait en rythme. On prête donc un minimum attention à la grosse caisse avant de s’agiter !

Au fait, dangereux pour la santé ou pas ?

Tout d’abord, les métalleux inquiets des conséquences du Headbanging pour la santé devraient commencer par arrêter de fumer, boire un peu moins et faire un peu de sport (rire démoniaque). Maintenant que c’est dit - et après pas mal de recherches – il semblerait que les rumeurs sur la nocivité du Headbanging soient pas mal exagérées… Mais pas inexistantes non plus. 

Les risques « courants » du Headbanging


Le risque le plus important est de passer pour con lorsqu'il est pratiqué dans un concert où ça ne s'y prête pas.


Plus sérieusement, c'est bien évidemment la tête qui est la partie exposée. A moins de tomber parterre en secouant la tête (ce qui serait le Fail du siècle), on n’imagine mal quelqu’un se péter la cheville en plein headbang.


La tête, elle risque quoi ?


D'après un éminent médecin que nous appellerons Dr Doom, les dommages déjà constatés seraient :

 

  • Vertèbres cervicales : Évident n’est-ce pas ? Ce sont les premières à souffrir de la pratique.
  • « Coup du lapin » : Il semble que ce soit déjà arrivé. Ça doit être violent.
  • Le traumatisme crânien : Cette appellation fait peur. Il s’agit d’un choc sur le crâne pouvant entrainer des lésions ou complications plus ou moins importantes. Ouais, difficile de faire plus vague.
  • Hémorragies cérébrales : Un cas récent a fait pas mal de bruit.


On constate toutefois qu’il s’agit de cas assez isolés. Le danger est certainement plus réel pour les artistes en tournées. Car si on pratique 2 heures de headbang par jour pendant une tournée d’un an… En effet, ça peut secouer les cervicales. On se souvient que Jason Newsted avait eu quelques soucis à force de s’arracher la tête sur scène. Il n’est pas le seul.

 

Prudence donc, mais bon. A moins d'être musicien partant pour 18 mois de tournée, tout devrait bien se passer !

 

Pour aller plus loin :

 

Un article intéressant qui creuse le sujet sur les  exagération des "méfaits" du Headbang.

 

par Wilhem

Le 25/02/2015


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