L'équipe de Killer On The Loose était bien sûr présente pour 10ème édition du Hellfest !

 

Parce qu'il est toujours difficile de résumer un festival tel que celui-ci en dix lignes, nous vous proposons un live-report des plus complets, en plusieurs parties !

Hellfest 2015 - Le live report

Partie 3 - Les groupes du samedi

CRUSHER (Altar)


Cocorico ! Un groupe français qui joue à une heure décente ! Crusher est un groupe de Death Metal aux variations thrashisantes qui avait sorti deux albums au succès d’estime au début des 90 et avait splitté ensuite. Autant dire que ce concert au Hellfest revêt un coté culte pour les fans du groupe.

Tous les membres sont heureux d’être là et délivrent un show énergique qui lance les hostilités et met l’audience de bonne humeur. Des compositions solides et des zicos qui assurent malgré leur reformation récente. On notera le point d’orgue du concert : la reprise de Discharge  « undermine ». A défaut d’un concert exceptionnel, une très bonne entrée en matière pour cette deuxième journée.

ACE FREHLEY (Mainstage 2)


The Spaceman au Hellfest ! On ne pouvait pas louper ça ! Celui qui a été guitariste de Kiss jusqu’en 1982 et dont le jeu a influencé nombre de guitaristes vient dispenser la bonne parole hard rock sur la mainstage. Au niveau de la musique c’est carré et les musiciens sont des killers. Mais à part quand le Spaceman reprend des chansons de Kiss ou la foule chante à tue tête, on s’ennuie un peu en écoutant ce Hard Rock bien joué mais un peu dépassé… et il faut avouer que Ace Frehley n’est pas un très grand chanteur même si du haut de ses 64 ans il assure avec sa Gibson.

CRAFT (Temple)


On le voulait notre groupe de pandas Black métalleux et on l’a eu. On voulait de la rage, de la fureur, du satanisme, du blasphématoire, du vicelard, du blast beat… on voulait que ça défouraille… et on n’a pas été déçu… mais pas emballé non plus…

Certes le chanteur hurle et crache comme s’il extirpait le malin de son corps mais le Black Metal pratiqué par Craft manque un peu d’originalité pour se détacher du tout venant black métallique. On a cependant passé un bon concert qui nous a rappelé que dans le mot Hellfest, il y a FEST mais il y a HELL aussi !

MERAUDER (Warzone)


Alors des mecs qui viennent de Brooklyn, portant des casquettes, des bandanas et qui vident le skate park, on se dit qu’on a affaire à un groupe de Hardcore ! Grosse patate et gros son pour une musique in your face. Des zicos qui donnent tout sur scène et haranguent un public qui n’a de cesse de creuser un sillon dans le sol de la warzone. Merci les gars ! Ça fait du bien !

BACKYARD BABIES (Mainstage 2)


Direction la Suède pour un concert 100 % Rock n’Roll.  Les Babies sont là et ils veulent en découdre devant un parterre bien rempli. Ils délivrent un Hard Punk jouissif qui déboule à 100 à l’heure. A défaut d’être  un grand groupe ils se donnent à fond et on se demande si leur place n’aurait pas été plus judicieuse sous la warzone…

RISE OF THE NORTHSTAR  (Warzone)


Encore une fois le skate park se vide et s’amasse pour voir les frenchies balancer leur punk hardcore à la face d’un public international déjà conquis à la cause. Pendant 45 minutes c’est un festival de muthafuckers façon new york hardcore des 90. Ça groove sévère et ça jump à tout va sur fond d’imagerie manga ! Belle surprise !

AIRBOURNE (MAINSTAGE 1)


Ce n’est pas la première fois que Airbourne vient à Clisson et à chaque fois c’est un carton. Mission réussie aussi cette année. Le public apprécie et en redemande. Mais plus les années passent et plus j’éprouve un léger malaise car leur musique est un plagiat honteux de la bande à Angus Young… Je suis peut être de mauvaise foi mais quand on veut écouter AC/DC et bien on n’écoute pas Airbourne… (nldr : Le méchant garçon ! ^^)

L7 (MAINSTAGE 2) 


Tous les fans de grunge connaissent les L7 et leur Rock gras et teigneux ! Leur retour sur scène est un vrai événement ! Yeah ! Back in the nineties !
Bon… pour tout dire le concert est un peu décevant… les filles sexy ont un peu vieilli mais c’est surtout qu’on voit qu’elles n’ont pas joué depuis longtemps. Le show n’est pas  carré et malgré leur joie de se retrouver sur une aussi grande scène, ça cafouille un peu entre les musiciennes et même leur hymne final « Pretend were dead » vient à peine adoucir cette semi déception…

SLASH (Mainstage 1)


Sans étonnement, la mainstage est blindée pour le concert du guitar hero. D’entrée ça envoie du lourd. Le son est terrible. Tout est en place. 1 heure de bonheur Sleaze Rock. Les reprises des Guns font mouche et sont chantées par le public… Slash est impérial. Ce mec a de la classe, il joue comme un dieu et occupe toute la scène  mais laisse les autres musiciens jouer et se donner. On regrettera peut être un peu le manque de charisme de Myles Kennedy qui se fait un peu discret malgré une belle voix.
Comme toujours après un concert de Slash, on se prend à rêver d’une reformation de Guns N’ Roses

BODY COUNT (WARZONE)


Ben  Barbaud parlera lors de la conférence de presse de « l’incident Body Count »…


Effectivement le cultissime groupe du rappeur Ice-T ayant été confirmé tardivement, il ne restait plus que la Warzone pour accueillir le set musclé de BODY COUNT à base de testostérone, de rap et de Heavy Metal. Les organisateurs avaient conscience que l’espace de la warzone ne suffirait pas à accueillir tout le public désirant voir le show… Et ils avaient raison… bouchon à l’entrée de la scène… au moins 10 000 personnes qui n’ont pas pu voir le show.

Mais pour ceux qui y étaient… Quel moment ! Un son d’enfer et un groupe chargé à bloc devant un public hystérique. De la folie pure… grand moment quand les gendarmes traversent la foule tranquillement  pendant qu’Ice-T et le public scandent l’hymne « copkiller » ! Un concert fantastique !

ZZ TOP (Mainstage 1)


Un petit tour du côté de la Mainstage pour voir si les vétérans de ZZ Top ont encore du jus.
Les trois texans enchainent  tubes sur tubes en roue libre.  Une scène simplifiée à l’extrême. Billy Gibbons et  Dusty Hill qui font toujours un concours de guitares et basses les plus bizarres arpentent lentement la scène.  Le show est assez statique et l’ennui gagne un peu l’auditeur malgré une qualité d’interprétation excellente. Un peu trop de graves dans le son qui gâche un peu la finesse du jeu des texans. Un bon set malgré tout.

FAITH NO MORE (Mainstage 2)


Faith No More en tête d’affiche du Hellfest ! Date à marquer d’une pierre blanche !  Faith No More est un pionnier inclassable et qui se place toujours en marge. On en veut pour preuve leur scène entièrement blanche et ornée de fleurs multicolores.  A peine arrivés et tout de blanc vêtus, Mike Patton provoque d’entrée et balance un « fuck hellfest !» en rajoutant que ce soir « on va aller au paradis » ! Il s’ensuit 1h20 de pur bonheur musical ou le groupe enchaine des morceaux hyper violents et d’autres plus mélodiques. Pas de temps mort. Mike Patton ne se sépare jamais de son humour provocateur. Tellement à l’aise en toute situation qu’ils se permettent même de terminer avec une ballade de Burt Bacharach. La classe. Un des grands moments de cette édition 2015.

TRIGGERFINGER (Valley)


Le trio belge casse la baraque ce soir et délivre un show sous une valley bondée et surexcitée. Triggerfinger alterne morceaux délirants  et blues incandescents, le tout en costume cravate s’il vous plait. La fin du set est un chaos total parsemés d’éclairs de génies. A découvrir d’urgence !

VENOM (Temple)


Même s’il ne reste plus que Cronos du line up légendaire des années 80, c’est un plaisir d’assister enfin à un concert de Venom ! Entouré de deux musiciens talentueux, Cronos délivre un excellent  Heavy Metal old school aux relents de Thrash ! Le public est heureux de voir une légende du métal et est conquis par le set même si la musqiue est un peu datée et ne fait plus peur à grand monde !

Bilan de la 2eme journée :

 

  • Une valeur sûre : SLASH
  • Des surprises : RISE OF THE NORTHSTAR, TRIGGERFINGER
  • Des déceptions : L7, ACE FRELHEY
  • Les concerts qu’il fallait voir : FAITH NO MORE et BODY COUNT

 

par Mass,

Le 04/07/2015