HELLFEST 2014 - Le Live Report

live-report - hellfest 2014, toutes les infos

 

L'équipe de Killer On The Loose était bien évidemment présente sur cette édition 2014 du Hellfest. Une édition chargée en groupes de renom et en métalleux prêts à les soutenir.

 

Voici notre live-report en 3 parties de cette édition 2014

du festival de l'enfer !

 


Partie I - Ambiance générale


live-report - hellfest 2014, ambiance

Pour commencer, pour cette édition 2014 on s’est fait avoir comme des bleus. Dans l’esprit de chacun l’ennemi le plus imposant auquel le festivalier pouvait faire face était la pluie : erreur.


En effet, pas le moindre nuage à l’horizon sur Clisson durant ces 3 jours. Une bonne nouvelle ? Pas vraiment car c’est sous un soleil de plomb que nous allons arpenter le site du festival, avec un thermomètre frôlant les 30° qui aura raison de beaucoup de ceux qui prendront l’apéro à 10 heures du matin. Leur souvenir restera dans notre mémoire et nous leur préparons un monument aux morts particulièrement imposant pour cette édition, tant les métalleux tombés sous le feu croisé de la chaleur et du muscadet ont été nombreux.


C’est donc armé que ce que nous avions : crème solaire indice 4 500, chapeau et courage, que nous sortons de la voiture pour 3 jours dans l’antre de la bête.

 

On est quel jour, là ?

hell city square


Chez Killer On The Loose on est pas des rigolos. Arriver le vendredi matin, sa carte bleue entre les fesses pour tout équipement, c'est pas le style de la maison.

 

Nous arrivons donc dès jeudi en tout début d’après-midi pour s’installer tranquillement avant la foule du vendredi. Tranquille ? pas sûr…


Qu’elle n’a pas été notre surprise de constater que le camping était déjà plein à craquer !


Une vérité s'est faite à nous : De peur que le festival soit victime de son succès, chacun a pris ses dispositions en arrivant la veille.

L’arrivée des festivaliers supplémentaires le vendredi à finit de le remplir et des tentes se glissent entre deux autres, les chemins rétrécissent au fur et à mesure et on croise régulièrement des métalleux fourbus, barda sur le dos, cherchant désespérément une place. Au final le camping vire vite au campement de Roms dans certains coins. Le fameux Red Camp, spot des fêtards,  en premier lieu (on y reviendra).

 

Bien plus que des concerts

 

Ca fait quelques années qu’on vous parle du Hellfest comme d’un Disneyland du Metal : On n’a jamais été aussi près de la vérité avec cette édition.

hellcity square
La statue poético-métallique semble appréciée des festivaliers

A peine arrivé sur le site qu’on découvre le Hell City Square, place pavée aux allures de Camden Town assez impressionnant. On y trouve les stands de partenaires tels que Dr Martens ou Volcom, proposant shopping et activités ludiques. Visuellement impressionnant, tout comme la fameuse grande roue, qui domine le site du festival et lui donne un côté fête foraine infernale.


On a également immédiatement accès à l’extrem market, plus grand que jamais. Véritable fournaise, on y retrouve les stands aujourd’hui incontournables et une flopée de merchandising pour les amateurs. Ce n’est qu’un début, on reviendra également sur le reste après.

Ces pompes sont faites pour marcher

"L'escalier de la mort" séparant le Metal Corner du site du festival est un obstacle plus fatigaunt qu'on ne croit
"L'escalier de la mort" séparant le Metal Corner du site du festival est un obstacle plus fatigaunt qu'on ne croit

 

Rarement la distance séparant les deux extrémités du site [camping et mainstages] n’aura été aussi grande.

 

Comptez près de 20 minutes pour aller du fond du camping au bar qui faire face à la MS1, s'il n'y a pas d'attente à l'entrée. C’est beaucoup et croyez-nous si on vous dit qu’on ne fera pas d’aller/retour pour rien, même si on a oublié la crème solaire (c’est dire !).

 

D’autant plus qu’un grand escalier d’une trentaine de marches doit être monté et redescendu pour aller au Metal corner. Lorsqu’on débarque avec un diable ou une brouette pour transporter son matériel de camping, on se retrouve assez con devant cet obstacle impressionnant... Ce qui a été notre cas.

 

On demandera s’il y a un accès PMR ou quelque chose permettant de faire le tour : « Non » sera la réponse d’un membre du staff présent à côté. Sympa.

Heureusement, la fraternité Metal jouera et avant même de commencer à chercher une autre solution, deux allemands taillés dans le roc attraperont le matos pour lui faire gravir les marches. Merci à eux ! 


Durant 3 jours on a donc sacrément usé nos pompes. Mais la décoration et les changements d’ambiance font qu’on n’a pas nécessairement l’impression de galérer non plus. Et cette distance à également des mérites, comme celui de disperser assez bien les 50 000 métalleux présents et d’éviter ainsi les engorgements. La seconde est de ventiler les stands de merch’, de nourriture ou les points d’eau.

 

Super ! Et le public alors ?

Dès le départ, avec Iron Maiden, Aerosmith, Soundgarden et Black Sabbath en tête d’affiche et un festival sold-out 6 mois avant, une peur était naturellement dans les esprits : L’arrivée des Norm’s au Hellfest !

 

Ces curieux amateurs de rock et métalleux à temps partiel prêts à dépenser une fortune pour voir un groupe [dont ils ont tout juste un best-of dans la discothèque] était un risque… qui n’est pas arrivé.

 

Le public est toujours le même : Des métalleux !


On a constaté une forte affluence de chevelus étrangers, de toute l’Europe et le monde. Ça parle Russe, anglais, espagnol et d’autres langues difficiles à identifier. Cela témoigne du rayonnement du festival cette année. Ca y est, le Hellfest pèse sur la scène Metal internationale.

On se retrouve donc en famille, une famille plus grande que jamais. On échangera d’ailleurs facilement en anglais avec les gens et la même question nous revient à chaque fois que quelqu’un s’adresse à nous : « Tu parles français ? ».


Un bémol viendra avec un pourcentage de « métalleux de base » qu’on a trouvé sur le moment plus important que d’habitude, chez les français comme chez les autres. Mais le problème est souvent qu’ils sont tellement bourrins et bruyants qu’un seul te donne l’impression d’en avoir dix sous les yeux. C’est donc une impression très subjective et l'ambiance était très sympathique, vraiment.

 

Il est urgent d'attendre !

Une attente parfois interminable
Une attente parfois interminable

Avec plus de 152 000 personnes sur 3 jours, les festivaliers présents sur cette édition ont dû voir moins de groupes que prévu, tant il  y avait de l’attente sur tous les spots. Bars, douche, jetons, rechargement de téléphone, repas, grande roue, merch’, la file d’attente est partout et assez impressionnante pendant les heures de pointe ! On se demande d’ailleurs comment le type qui est cent mètres derrière est-il capable d’attendre aussi longtemps (plus d’une heure pour recharger son téléphone ? c’est sans nous !). Mystère.

Toutefois, les chevelus avertis dont font partie les auditeurs de Killer On The Loose aurons pris un jerrican d’eau ou acheté leurs jetons la veille au Metal Corner, ils ne seront donc que moyennement impacté par ça. Cela reste tout de même un point noir du festival, pour lequel on conseille à chacun de décaler ses horaires (une douche à 18 heures promet des cabines disponibles immédiatement).

Un staff au top !

Malgré la chaleur de plomb, la poussière terrible, une affluence record, le staff du Hellfest s’est montré d’une rare sympathie et d’un professionnalisme « à la cool » remarquable. Que ce soit les équipes de sécurité qui ont palpé des métalleux éméchés toute la journée ou les vendeurs de jetons qui ont subi des flots continu de clients pendant qu’ils cuisaient dans leur préfa, chacun est resté détendu, sympa... et surtout patient.


Mention spéciale aux équipes de bénévoles chargé de la gestion des déchets, qui ont passé 3 jours à ramasser ce que d’autres ont été trop fainéants pour mettre dans un sac, pourtant dispos partout. Coup de chapeau à ces derniers qui avaient de loin la tâche la plus difficile et qui l’ont accompli avec le sourire pendant 3 jours.


On tient donc à le souligner : Le staff nous a vraiment bluffé, de l’arrivée sur le parking au départ le lundi midi. De mémoire de festivalier, c’est du jamais vu.

 

 

Le site du festival

Cette nouvelle structure fait son petit effet...
Cette nouvelle structure fait son petit effet...


Sur le site, on a poussé les meubles pour faire entrer tout le monde. De grandes zones sont vides devant les mainstages et beaucoup d’éléments de décoration qui trônaient habituellement en plein milieu se sont retrouvé sur les extrémités. Tout comme Ben Barbaud l’a annoncé durant la conférence de presse de dimanche, le site est « taquet-taquet » et ne peut recevoir une personne de plus.


Cette disposition laissant de grands espaces donne un aspect « vide » au premier abord, mais en se promenant en périphérie, on constate en fait qu’il y a de nombreux aménagements et décorations dans tous les recoins du site du festival.


Cette ambiance « post-apocalyptique » le jour cède la place à quelque chose de plus mystique lorsque la nuit tombe. Des projections lumineuses fleurissent sur le sol, des flambeaux s’embrasent et les 50 000 personnes qui s’amassent offrent à nouveau cette sensation « irréelle » si caractéristique du Hellfest.


L’équipe a finement travaillé son site pour qu’il reçoive correctement tout ce monde, sans pour autant réduire la déco et l’ambiance. Là-dessus, chapeau bas !

Le Kingdom of Muscadet, terre d'accueil et de gueule de bois
Le Kingdom of Muscadet, terre d'accueil et de gueule de bois

 

L’ambiance est d’autant plus prenante près du Royaume du Muscadet. La partie forestière du site du festival, offrant à la fois de l’ombre le jour et une ambiance gauloise la nuit avec ses feux, ses arbres et son bar géant où la bonne ambiance règne.

 

C’est un excellent point de chute pour qui souhaite échanger avec d’autres métalleux, le muscadet étant un excellent créateur de conversation passé le deuxième verre… Mais attention, avec la chaleur de cette édition, il vous laissera vite sur le carreau. A consommer avec modération.

 

Elle est grande, c'est une roue... Voici la Grande Roue !


Voilà une nouveauté qui n’a pas laissé indifférent : La grande roue

 

Qu’on la juge hors de propos pour un festival Metal ou qu’on considère ça comme sympa, la grande roue a fait parler !


Cette dernière se trouve face aux Mainstages, dominant le site du festival. Sa décoration de cirque morbide plutôt sympa donne envie d’y caler un pied. Pour 5€ (douloureux sur le moment) on grimpe dedans et nous laissons emmener à une sacré hauteur.


On y reste près de 5 minutes à contempler la foule et l’envergure du site du festival. Un peu d’ombre et de vent nous caresse les coups de soleil, ce qui est plus que bienvenue tellement la chaleur est écrasante.


En ce qui nous concerne on a trouvé ça des plus sympathiques et le tarif au final assez justifié. Les métalleux formant les deux cents mètres de file d’attente qui se tiendront devant pendant la soirée le pensent aussi.

 

Le camping... Entre Enfer et Paradis

Sur le camping, de l'ombre et une chaise seront votre salut
Sur le camping, de l'ombre et une chaise seront votre salut

Le camping, à la fois signe de :

 

  • Fin de soirée arrosée pour les chevelus en ayant encore sous le pied
  • Repos nocturne et bien mérité pour les festivaliers ayant parcouru pas loin de 10km dans la poussière


La poussière, parlons-en justement. 50 000 personnes arpentant le site du festival avec des rangers, accompagné d’une brise ont soulevé une poussière terrible tout au long du festival. On en a plein le nez, la bouche, les cheveux, les vêtements. Un calvaire (mieux que la boue, mais quand même !).


Cette poussière et cette chaleur ont vite montré les limites de l’espace douche du camping, situé au Metal Corner. Pas assez de douches ou trop de monde, en tout cas il y a un problème quelque part. De même, les points d’eau sont peu nombreux sur le camping et qui n’aura pris de jerrican ou autre récipient a du bien galérer. Ceci est toutefois à pondérer, car il est évident que la douche à 9h du matin entraine forcément du monde. A chacun de s'adapter et de faire avec.


Par contre, les équipes de bénévoles en charge des déchets ont bien bossé, malgré le comportement absolument déplorable de certains festivaliers qui prennent vraiment ces gens pour des chiens ! Certains coins étaient une véritable décharge ! Mettre sa bière dans un sac poubelle, qu’on trouve partout d’ailleurs, c’est à la portée du premier imbécile venu, non ?


Cest juste une question de considération pour ceux qui se cassent le dos gratuitement à ramasser la merde des autres. 


Bref, c'est dit, revenons-en à nos moutons. Le camping s’avérera un véritable bordel la nuit. Même avec des bouchons d’oreille il sera difficile de dormir convenablement tant les « bourrachos » seront bruyant. On manquera même de sortir en éclater un pour disperser la meute…  Mais on se ressaisira ensuite. Après tout rares sont les chevelus qui, comme nous, sont là pour bosser. Laissons-les s’amuser.

D'ailleurs, l'ambiance qui y règne est sympathique et agréable. A aucun moment, on se sentira mal à l'aise, même au milieu de l'arène de caddie du Red Camp... a suivre de suite.

 

A chaque Chevelu son campement !

Le terme "green" n'a pas de rapport avec le tri selectif... pourtant assez efficace
Le terme "green" n'a pas de rapport avec le tri selectif... pourtant assez efficace

 

En se promenant sur le camping (parce qu’on s’est paumé pendant la nuit hein, pas par plaisir), on découvre vite qu’il y a plusieurs styles de campement :

 

  • Le « White Camp », proche du Metal Corner, il permet un accès plus rapide aux points d’eau et à l’entrée du site. Ce au détriment du passage qui dégage beaucoup de poussière et surtout aux odeurs des toilettes, insupportable le dimanche.

  • Le « Red Camp », spot des fêtards qui boiront et hurleront toute la nuit. Un passage par ce camp nous a montré une bonne centaine de métalleux en cercle, hurlant leur plaisir de voir deux personnes dans des caddies se percuter violemment dans un nuage de poussière (c’est là qu’on s’est rendu compte qu’on s’était perdu). Des tentes n’ont pas survécu à cette joute, soyez-en averti.

  • Le « Green Camp », spot de ceux qui veulent avant tout se reposer. Plus calme (tout est relatif), en partie à l’ombre le matin, cet endroit s’est retrouvé assez préservé… Mais aussi très demandé !

 

Vous l'aurez compris, tous ont leurs avantages et inconvénients.

 

A tous niveaux, une sphère Metal conviviale !

 

Malgré la chaleur, malgré la poussière, malgré le monde présent et des infrastrucures logistiques au bord de la rupture, l'ambiance est restée digne de la sphère Metal, à savoir conviviale et ouverte. 

 

Ca discute, ça plaisante, ça file un coup de main, ça dépanne celui en détresse, ça porte celui qui se sent mal dans la foule et la chaleur bref : Un exemple de comment doit se comporter un public dans ces conditions.

Le staff ne s'attendait pas à une telle météo et a tout fait pour aider les festivaliers.

 

On retiendra toutefois quelques points négatifs :

 

  • La passerelle entre le site du festival et le Metal Corner : Une punition !
  • Les points d'eau assez peu nombreux
  • Les zones ombragées plutôt rares
  • Les files d'attentes parfois interminables
  • Les toilettes sur le site du festival en lui-même, assez limites parfois

 

Mais on considérera également que rare est le temps ensoleillé au Hellfest. Et les adeptes savent également qu'on avait pas connu telle température depuis l'édition de 2008. Les aspects importants par 30° (beaucoup d'eau, beaucoup d'ombre) le sont beaucoup moins par 20°.

 

On retient également des points très positifs :

 

  • Les activités autour des concerts, sympas et originales
  • La déco aux petits oignons
  • La réactivité logistique
  • L'ambiance générale
  • Le staff, gros point fort de ce festival

 

Le bilan à tirer de l'ambiance de ce Hellfest 2014 est donc très positif, tant l'orga était attendue au tournant. Ce festival a su grossir sans se laisser dépasser par les évènements et dans l'ensemble tout s'est très bien passé à ce niveau.


Chapeau bas à l'équipe !

 



 

Bientôt : Live-report des concerts du Hellfest 2014 !

 

Hellfest 2014 - Le monument aux morts

 

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