Attendre en concert, tout un art !

Bon, ça commence quand b*rdel ?!
Bon, ça commence quand b*rdel ?!


Ah, quel plaisir de se rendre dans une salle de concert pour s’enivrer des décibels de ce groupe qu’on aime tant (et de bière, c’est vrai). Il y a toutefois un aspect important qui dure parfois aussi longtemps que le live en lui-même : l'attente.

 

Rester debout pendant des changements de plateau interminables ou attendre simplement la bonne volonté du groupe jouant sa Rockstar, beaucoup de prétextes nous font faire les pots de fleur pendant 10 plombes. Allez, balayons un peu ce qu'on a l'habitude de faire, sans même s'en rendre compte. 


S’emmerder


C’est le plan A : Attendre debout pendant parfois plus d’une heure que quelque chose se passe. C’est la punition de tous ceux qui veulent être devant. Malheureusement c’est un coup à avoir les jambes coupées avant même le début du concert. Ce serait dommage d'en avoir marre avant même la première moitié du set.


Aller au bar


C’est le plan B. Aller chercher un verre est quelque chose à faire dès le départ, de manière à être bien placé et à ne pas avoir à renoncer à cela pour aller se rafraichir la luette. Attention toutefois, on a déjà vu des chevelus saoul comme des cochons à force de boire des coups en attendant l'arrivée du groupe. La tête dans la cuvette nuit à l'acoustique.


Aller voir les fumeurs


La loi Évin ayant envoyé tous les "sales fumeurs" de la salle se les geler dehors, c’est dans cet espace que tous vont poireauter en attendant le début des hostilités. L’avantage est qu’il y fait moins chaud - voire carrément froid, vu que c’est souvent dehors - et qu’on s’entend parler. Donc même si on ne fume pas, on peut toujours y faire un tour. Toutefois, si les fumeurs sont parqués dans un caisson, ça ne vaut pas nécessairement le coup et surtout : Ils vont tous se ruer dans la salle au premier accord, sois y avant eux.


Aller au stand de merch’


De nos jours, il arrive fréquemment que les stands de merch’ soient en rupture de stock avant même la fin du concert. Donc si tu ne veux pas que le t-shirt qui claque et que tu as repéré ne soit plus dispo qu’en taille Mayonnaise (XXXL), achète-le dès le début.


Chercher l’équipe du « Petit Journal »


Pour les grosses dates, c’est une idée qui se défend. Mais une fois que tu l’as trouvé, tu vas très certainement devoir montrer ton cul à la caméra. Même si c’est un message intéressant à envoyer au monde, eux-mêmes commencent à s’en lasser.


Se placer

 

Le combat d'une vie ! La plupart des "gens" - oui, c'est péjoratif - attendent le premier accord de guitare pour aller se trouver une place offrant une vue et un son digne de ce nom. Pas toi ! Tu vas profiter des temps morts pour aller te trouver un spot parfait, verre à la main et vessie vide, que tu ne lâcheras pas !

Observer ceux qui t’entourent

 

Voilà quelque chose de très intéressant, écouter et observer ton entourage d'un soir... Et pas que les filles ! Les conversations sont parfois intéressantes, souvent cultes ! Il faudrait publier les meilleures répliques d'échanges entre chevelus en concert. Tiens, ça me donne une idée...


Discuter avec ses voisins de salle

 

S'il y a bien un endroit au monde où l'être humain est ouvert à la conversation, c'est bien le concert Metal. Des échanges vifs à base de : "Moi je les ai vu en 1988, j'avais 4 ans et c'était énorme" ou encore le fameux "Depuis leur premier EP il s'est pas passé grand chose" bref, des conversations tout de même sympas et des rencontres intéressantes.


Pourrir les réseaux sociaux

Tu auras pour ça une arme parfaite : La photo de la scène en contre-jour. Ajoute à cela un filtre qui transforme un flou de type "je suis saoul et je prend une photo" en flou de type "regarde j'ai un iPhone" et un commentaire de type : "Morbid Angel ça va envoyer le bois !". Voilà, ton entourage virtuel sait que tu as une vie trépidante !

 

nb : Ça marche aussi avec un selfie mal cadré de toi avec le mec bourré d'à côté.

 

Chercher ton pote


On a tous un pote avec qui on fait pas mal de concerts. On arrive sur place avec ce dernier et regardant la salle pleine à craquer on se tourne vers lui pour lui dire de rester groupé... Pour se rendre compte qu'il a déjà disparu [NDLR : chez nous c'est Cannib', ce pote]. On ne le retrouvera pas avant la fin du concert, mais on continuera d'essayer à chaque fois.

 

Bon tout ça nous occupe un temps, mais on finit toujours par râler. Les groupes démarrant à l'heure sont considérés comme remplissant leur tâche, mais on pense à eux avec nostalgie lorsque Guns'N Roses nous fait glander plus d'une heure et demi avant d'enfin poser le pied sur scène !

 

par Wilhem

le 31/10/2014